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Soir de fête

La plume au bord des mains et le cœur sur les doigts,
L’artiste en coulisse glisse sur le bois noir
Les structures en métal s’épuisent du fou du Roi
Et surgit sur la piste un cri de purgatoire.

La foule hurle et siffle en cadence parfaite
Les lyres sont posées et les câbles muets
La peur qui plaisait à mon jeune cœur de fête
Se change en un démon immense halluciné.

Instruments à la main comme des saintes armes
Nous avançons penaud jusqu’au cercle maudit
De lumière et d’extase où pour toute la nuit
Nous tâcherons de faire au public rendre l’âme.

Trois coups sur les baguettes et le train est parti
Il faudra y rester jusqu’à destination
S’accrocher aux poignées qui bordent les esprits
Pour encore survivre et d’art et de passion.

Le flou dans les paupières et les signes de loin
Des âmes immortelles agitées en gradin
Un doux soupir du diable et le pâle chagrin
Se change en énergie, alimente nos mains.

Entendez-vous public, le son de la guitare ?
Et la voix merveilleuse au-dessus de vos têtes ?
Vos tympans nous implorent, il est déjà trop tard,
Bienvenue à vos ouïes, ce soir c’est notre fête !

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Intro

La musique est un temple où de vivants piliers
Chantent parfois bien fort une mélodie douce
Les saltimbanques-dieux et les lumières-fées
S’unissent en un son qui jaillit de la brousse

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Un bruit qui danse

Au bruit des pas dans le couloir
Au bruit de la porte bien noire
Au bruit des chaines qui se cassent
C’est lui qui plonge dans la glace
Le « clac » de son talon durci
Le « clac » de ses doigts raides et si
Tu claques dans tes mains le tempo
L’attaque va venir dans ton dos

Il danse sous la lumière bleue
Son pied brise le silence
Il danse sous la lumière bleue
Et il te fout en transe

Les pas endiablés enchantés résonnent fort sur les murailles de ta cave au néon grillé dont il avait fait son bercail.
Et tu admires stupéfait les méfaits dont il est coupable une carte en papier pliée posée en vrac sur la table
Il chauffe le tapis persan auquel tes parents tenaient tant et d’un coup d’pied il y met feu sous le portrait de tes aïeux.
Si tu le touches ou tu l’arrêtes ta main emportée avec lui t’fera tourner tourner la tête impuissant face à ta survie

Et si le ciel n’était pas clément
Les étoiles plantées au firmament
L’éclairent, lui parmi toute la foule
Qui le hue et le pousse, mais ce soir la lune est rousse
Mais quand le ciel, enfin, lassé de ses prodiges
Se fera bas et lourd, quand il aura le vertige
Alors comme un couvercle, il s’abattra
Sur son crâne incliné. L’angoisse reprendra ses droits.

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Hémisphère(s)

Dans la plaine du Saint Forez,
Aux pieds des arbres centenaires,
Rôde le soir l’âme légère,
De Céladon…

La brume cache la fougère,
La lune douce au goût amer,
Langue fourchue, éphémérides,
A Céladon…

Astrée au ciel et en autel,
Des oraisons aux bruits de verre,
Les lianes qui passent de travers,
Chez Céladon…

Pris par l’herbe du fourvoiement,
Le passant scrute l’épitaphe,
Les ombres des nymphes biographes,
De Céladon…

Hâte-toi lentement, étranger qui repose
Dans ce temple doré où reine est la nature.
Approche doucement les stèles si tu l’oses
Dans ce temple maudit où régnera l’obscur.
Sens-tu la douce peau de ma main sur ta joue ?
Céladon en lambeaux qui saisit ta fortune,
Le souffle abouté du prophète-roi fou,
Céladon écarlate et jalouse la Lune.

Divin pasteur à la constance
Qu’aucun autre homme ne possède,
Ta peine requiert ta patience
Et la lenteur de Nicomède.

Les pas brisés du preux convoi
A ta recherche s’en allant,
Perdent leur âme dans le Lignon,
Caressent l’eau du firmament.

L’heure viendra finir ta gloire ;
Les odes émues des nymphes atteintes
De ton aura et tes déboires ;
De l’eau jaillit un cri de plainte.

Astrée parvient à faible allure,
Guidée par un vent de cyanure,
Tuer Thanatos immortel ;
Rideau sur la fable nouvelle.

Le Forez ancien retrouve tout son calme
Au lever du moineau annonciateur de larmes
Passant, toi qui frémis de ta nuit dérivée
Songe un seul instant au sourire d’Astrée,
Retrouve son amant et le temple maudit
Où son tableau jadis lui vola son répit
Les lois imperturbables enivrées de Soleil
Quand marche sur Lignon la tribu des abeilles.

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Périgueux – 21 juin 2019

A l’occasion de la fête de la musique, nous avons joué sur la Grande Scène de la Place de la Clautre, à Périgueux. Vous trouverez des extraits de ce concert dans l’onglet « vidéos » du site, ainsi que des photos.

Affiche du concert
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Août 2019 – Lumière noire

Photos : Jean-Luc de Laguarigue – http://www.delaguarigue.com/

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Fête de la musique – 2019

Photos : Lelenn Robert.

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Le voyageur de la Terre

Sous ton air de gamin, tu as franchi la mer.
Tu es né un matin dans le froid de l’hiver.
Tu passes les bordures en criant de plus belle.
Tu crois voir la lumière au bout du long tunnel.
Les frasques de la vie se sont ruées sur toi.
Tu devais être heureux dans un monde sans roi.
Tu devais rire un peu pour chauffer ta famille,
Mais là où tu te caches, tes humeurs, on les pille.

Tu te bats nuit et jour pour ton Eldorado,
L’espérance dans l’âme, mais l’âme est un cadeau
Que seuls les vrais humains, eux, comprennent et possèdent :
Ceux qui tendent leurs mains, ceux qui ne sont pas raides.
Le jour tu erres en vain bien loin de l’idéal
Qui roule dans ta tête, emmuré par la dalle.
Les paroles en l’air, les promesses ratées,
Tu attends tous les jours de voir de la bonté.

Tu crèves comme un rat dans ton pays natal.
Tu as fui ton cosmos, ton monde inaugural.
Tu as laissé en plan tes plans imaginaires :
Tu les oublieras vite, ici c’est la colère.
Un ciseau à la main tu travailles le bois,
Un bois plein de termites à chercher son pourquoi,
Ton arbre fatidique, fait de tous tes ancêtres,
D’un soupçon de magie et de beaucoup de pertes.

Maintenant tes espoirs sont enterrés vivants.
Ils se débattent encore, mais plus pour bien longtemps.
Ton cœur était glacé mais cachait une plaie,
Qui s’est ouverte un jour, un jour que tu courrais.
Tu cours après la vie qui ressemble à ta mort.
On t’a dit que la vie, c’était tout un trésor,
Le fil un peu trop sale épris de tes soupirs
Plonge dans le canal des esprits en délire.

Rien de rien ne subsiste
Te voilà oublié
De ton nom à ta vie
Un dieu t’a emmené
Tes mânes libérés
Du monde endolori
Taché encore une fois
D’un sang qui est sa vie