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Paroles

Le voyageur de la Terre

Sous ton air de gamin, tu as franchi la mer.
Tu es né un matin dans le froid de l’hiver.
Tu passes les bordures en criant de plus belle.
Tu crois voir la lumière au bout du long tunnel.
Les frasques de la vie se sont ruées sur toi.
Tu devais être heureux dans un monde sans roi.
Tu devais rire un peu pour chauffer ta famille,
Mais là où tu te caches, tes humeurs, on les pille.

Tu te bats nuit et jour pour ton Eldorado,
L’espérance dans l’âme, mais l’âme est un cadeau
Que seuls les vrais humains, eux, comprennent et possèdent :
Ceux qui tendent leurs mains, ceux qui ne sont pas raides.
Le jour tu erres en vain bien loin de l’idéal
Qui roule dans ta tête, emmuré par la dalle.
Les paroles en l’air, les promesses ratées,
Tu attends tous les jours de voir de la bonté.

Tu crèves comme un rat dans ton pays natal.
Tu as fui ton cosmos, ton monde inaugural.
Tu as laissé en plan tes plans imaginaires :
Tu les oublieras vite, ici c’est la colère.
Un ciseau à la main tu travailles le bois,
Un bois plein de termites à chercher son pourquoi,
Ton arbre fatidique, fait de tous tes ancêtres,
D’un soupçon de magie et de beaucoup de pertes.

Maintenant tes espoirs sont enterrés vivants.
Ils se débattent encore, mais plus pour bien longtemps.
Ton cœur était glacé mais cachait une plaie,
Qui s’est ouverte un jour, un jour que tu courrais.
Tu cours après la vie qui ressemble à ta mort.
On t’a dit que la vie, c’était tout un trésor,
Le fil un peu trop sale épris de tes soupirs
Plonge dans le canal des esprits en délire.

Rien de rien ne subsiste
Te voilà oublié
De ton nom à ta vie
Un dieu t’a emmené
Tes mânes libérés
Du monde endolori
Taché encore une fois
D’un sang qui est sa vie

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