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Tempête sous un crâne

Le rêve que j’ai eu cette nuit-là
Se trouve cacheté dans l’enveloppe
Brûlée de ma main noire et misérable.

J’ai dans ma tête un vide, qui ne fait qu’angoisser
Mes heures de folies lors du bal des pendus
Les deux esprits s’affrontent, d’une lutte acharnée
Imposent leur figure aux murs de mon musée.

Le tendre et doux regret de la vie impossible
Je ne sais si la Terre voulut que je me couche
Dans la paille piquante de cette Scaramouche
Ou je danse la vie d’apparence impassible.

Lorsque mon corps, lassé, songe à la délivrance
A la ville des soupirs du bonheur androgyne
Qui s’annonce salvatrice des tourments de l’enfance

Je hurle et pleure et siffle, en cadence phrygienne
Et j’essaie de lever ma main contre mon torse
D’arriver tête haute dans l’océan des hyènes
Qui enlise mon cœur.

Mon cœur, harassé, las de ces sourdes douleurs,
Implore la pitié de ton âme impossible
Mon cœur terne et gris dans ses dernières ardeurs
S’oublie dans le long fleuve des pensées indicibles.

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